Cette année marque la 60e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD), un fils bien portant du système financier mondial, alimenté par l'exploitation des peuples et des ressources du continent africain. Un système enraciné dans une logique coloniale qui continue de considérer l'Afrique comme un territoire de sacrifice, de dette, d'extraction et de domination.
A l'occasion du 60ème anniversaire de la banque, des délégués des communautés de Côte d'Ivoire, de la République de Guinée, du Cameroun, du Burkina Faso, du Niger, du Mali et du Ghana, des organisations et mouvements de la société civile féministe, environnementale, rurale et panafricaine, se sont réunis à Abidjan du 21 au 23 mai 2025 dans le cadre d'une campagne de sensibilisation radicale sur les droits de l'homme et la démocratie. Contre-espace. Ils y ont formulé une critique collective de la BAD et de l'impact de ses projets de grande envergure sur le continent et ont également exposé leurs exigences pour l'avenir du développement de l'Afrique sous la forme d'une déclaration puissante.
