{"id":60122,"date":"2026-03-11T09:45:00","date_gmt":"2026-03-11T07:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/womin.africa\/?p=60122"},"modified":"2026-03-19T12:16:35","modified_gmt":"2026-03-19T10:16:35","slug":"se-reapproprier-les-biens-communs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/womin.africa\/fr\/reclaiming-the-commons\/","title":{"rendered":"La reconqu\u00eate des biens communs"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Les biens communs sont les terres, les eaux, les for\u00eats, le climat, l'air et les services publics gouvern\u00e9s collectivement qui soutiennent la vie et la reproduction sociale, enracin\u00e9s dans des lois partag\u00e9es, des connaissances interg\u00e9n\u00e9rationnelles et une responsabilit\u00e9 collective. Ils comprennent les syst\u00e8mes publics et sociaux tels que la sant\u00e9, l'\u00e9ducation, les soins et les infrastructures de base que les communaut\u00e9s g\u00e8rent, d\u00e9fendent et sur lesquels elles s'appuient pour assurer le bien-\u00eatre collectif. Comme l'explique le WoMin&nbsp;<a href=\"https:\/\/womin.africa\/fr\/les-luttes-pour-la-securisation-des-formes-communales-et-indigenes-de-propriete-fonciere-en-afrique-de-lest\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lutte pour la s\u00e9curisation des formes communales et indig\u00e8nes de propri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re en Afrique de l'Est,<\/a>&nbsp;les communs sont des espaces vivants de d\u00e9mocratie radicale et d'alternatives \u00e9cof\u00e9ministes, d\u00e9fendus en particulier par les femmes contre l'enfermement, la privatisation, la militarisation et l'exploitation capitaliste.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Lorsque je pense \u00e0 mon enfance dans le village agricole de Mbiafun Nkwono, dans le delta du Niger, au Nigeria, je me souviens de ce que nous partagions en tant que communaut\u00e9. Les femmes et les hommes cultivaient et r\u00e9coltaient ensemble, conservaient des semences, plantaient des arbres, creusaient des puits dans le village, cuisaient des briques de terre, \u00e9levaient du b\u00e9tail, pratiquaient l'agriculture biologique et construisaient des maisons en tant que collectivit\u00e9. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne n'est pas propre au Nigeria. Dans de nombreuses communaut\u00e9s africaines, bien avant l'arriv\u00e9e des colons europ\u00e9ens, les gens menaient un mode de vie que l'on qualifie aujourd'hui de&nbsp;<a href=\"https:\/\/d1wqtxts1xzle7.cloudfront.net\/119289427\/R7973_ANNEXC-libre.pdf?1730446675=&amp;response-content-disposition=inline%3B+filename%3DVillage_governance_and_common_pool_resou.pdf&amp;Expires=1772577593&amp;Signature=ETAE0U0pXas0u0zsWVDYMln8kxXdxRe8tz-xsdX8Qxyy59bo-7hrDLpC7ngFxilYUdDiJnB5slLlSQ1z4MMB9Q9j0OeYmn3JNAVMhYu1G6J~W5FK4xThbNCLPhChlAR0QqcAQX4twk4IyiC9kaAdSNJA0m4-W4nZrOzOdcGWaeauNH-6VYWiz2dJwMJ-59encsc1s~XxStEGNsj9pgzoCXxlLe6FyuiwvhaniMqK60S4j5ccCKWI8fe7YQPWIsfpSc7SJI7HJrlCIM~Z79Gt2r4UiGTGptA0UhQCNFjpBPv1OfWcQIVhY6IU69l3Z2j0krmzrhIvxmXO-FL2WifLcA__&amp;Key-Pair-Id=APKAJLOHF5GGSLRBV4ZA\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u201cLes biens communs : la gestion collective de la terre, de l'eau, des for\u00eats et des ressources vitales.<\/a>&nbsp;Aucune personne, aucun petit groupe n'a jamais \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 s'approprier exclusivement les biens communs, car on a compris leur importance pour la subsistance de tous et ils ont \u00e9t\u00e9 g\u00e9r\u00e9s par la coutume, la tradition et l'autorit\u00e9 tranquille de l'interd\u00e9pendance entre toutes les formes de vie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le colonialisme et l'enfermement des communes&nbsp;<\/strong>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Dans les ann\u00e9es 1880, les colons britanniques ont envahi le Nigeria, ce qui a entra\u00een\u00e9 l'enclosure et la privatisation syst\u00e9matiques des ressources communales. Les puissances coloniales, soutenues par la force militaire, ont impos\u00e9 le concept de propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e, transformant les terres et les communaut\u00e9s en marchandises pouvant \u00eatre achet\u00e9es, vendues ou saisies. De grandes exploitations agricoles priv\u00e9es, comme Casplex Farms, Shonga Farms et l'exploitation rizicole d'Olam International, ont acquis des dizaines de milliers d'hectares de terres anciennement communales. Les politiques fonci\u00e8res coloniales, telles que la&nbsp;<a href=\"https:\/\/scholarhub.ui.ac.id\/cgi\/viewcontent.cgi?article=1389&amp;context=irhs\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Ordonnance sur l'acquisition de terres publiques<\/a>, La loi sur l'utilisation des terres de 1978 a permis \u00e0 l'\u00c9tat d'acqu\u00e9rir obligatoirement des terres coutumi\u00e8res, de les convertir en terres domaniales et d'accorder des baux \u00e0 des int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s, brisant ainsi les r\u00e9gimes fonciers communaux. La loi sur l'utilisation des terres de 1978 a encore centralis\u00e9 le contr\u00f4le des terres entre les mains de l'\u00c9tat, sapant les droits coutumiers et ouvrant la porte \u00e0 l'appropriation par les particuliers et les entreprises.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s l'ind\u00e9pendance du Nigeria en 1960, le gouvernement a adopt\u00e9 un mod\u00e8le de d\u00e9veloppement dirig\u00e9 par l'\u00c9tat qui a ensuite acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la privatisation dans le cadre du programme d'ajustement structurel, soutenu par le FMI et la Banque mondiale. Comme le note Andrew C. Okolie dans son livre&nbsp;<a href=\"https:\/\/escholarship.org\/content\/qt78v7z74z\/qt78v7z74z.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Crise \u00e9conomique, ajustement structurel et perspectives de stabilit\u00e9 politique dans la troisi\u00e8me R\u00e9publique du Nigeria<\/a>, Entre 1983 et 1993, environ 88 biens publics ont \u00e9t\u00e9 privatis\u00e9s ou commercialis\u00e9s. Le programme d'ajustement structurel a entra\u00een\u00e9 des licenciements massifs dans toutes les industries, la destruction des moyens de subsistance informels et une r\u00e9pression g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des syndicats, des \u00e9tudiants et des militants, provoquant de graves difficult\u00e9s \u00e9conomiques et des bouleversements sociaux pour les Nig\u00e9rians ordinaires.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Cette privatisation et cet enfermement se sont \u00e9tendus aux biens communs de la biodiversit\u00e9, entra\u00eenant la disparition d'esp\u00e8ces et un d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9cologique. L'eau est devenue de plus en plus marchandis\u00e9e, contribuant \u00e0 la pollution et \u00e0 l'\u00e9puisement de ressources essentielles, tandis que l'accaparement de l'atmosph\u00e8re par les entreprises dans le cadre de l'extraction de combustibles fossiles a provoqu\u00e9 un chaos climatique. Elle a transform\u00e9 des territoires vivants en sites d'extraction et de sacrifice, comme cela s'est produit dans le delta du Niger o\u00f9 des millions de gallons de p\u00e9trole sont extraits par des multinationales p\u00e9troli\u00e8res telles que Royal Dutch Shell, Total et d'autres, tandis que les torch\u00e8res, les \u00e9ruptions de puits de p\u00e9trole et la destruction des moyens de subsistance ont mis l'environnement \u00e0 genoux. Toutes ces activit\u00e9s ne profitent que tr\u00e8s peu, voire pas du tout, aux communaut\u00e9s locales.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Au cours de la&nbsp;<a href=\"https:\/\/womin.africa\/fr\/les-femmes-africaines-se-mobilisent-pour-la-justice-climatique\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">2022 Assembl\u00e9e des femmes africaines pour le climat<\/a>&nbsp;\u00e0 Port Harcourt, dans le delta du Niger, une militante nig\u00e9riane a t\u00e9moign\u00e9 : \u201cNos rivi\u00e8res sont remplies de p\u00e9trole brut. Nous ne pouvons plus aller chercher de l'eau. Nos terres sont d\u00e9truites. Nos poissons ont disparu. Lorsque les femmes vont cultiver la terre ou chercher de l'eau, elles sont viol\u00e9es. Des hommes arm\u00e9s entrent dans les maisons et violent les femmes. Les communaut\u00e9s vivent dans la peur.\u201d&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Dans ce cas, l'enclosure des biens communs ne se contente pas de voler les ressources, elle d\u00e9truit \u00e9galement la s\u00e9curit\u00e9, la dignit\u00e9 et la paix.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ce qui a \u00e9t\u00e9 perdu<\/strong>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Dans toute l'Afrique, ce sont les femmes qui portent le plus lourd fardeau de l'enfermement des biens communs, car la privatisation de la terre, de l'eau et de la biodiversit\u00e9, ainsi que les syst\u00e8mes fonciers coutumiers, leur refusent les droits de propri\u00e9t\u00e9 et d'h\u00e9ritage, m\u00eame s'ils restent essentiels \u00e0 la production alimentaire et \u00e0 la survie des m\u00e9nages. Elles se souviennent de ce \u00e0 quoi ressemblaient les communs dans leurs communaut\u00e9s. \u201cNotre communaut\u00e9 avait des syst\u00e8mes de lutte contre la faim. Nous pr\u00eations des ch\u00e8vres ou des vaches \u00e0 des voisins en difficult\u00e9. Au bout d'un certain temps, les animaux \u00e9taient rendus, mais leur prog\u00e9niture restait\u201d, a fait remarquer une participante camerounaise lors de l'Assembl\u00e9e des femmes sur le climat de 2022. Une autre femme de Sierra Leone a ajout\u00e9 : \u201cIl \u00e9tait facile de donner \u00e0 son voisin un lopin de terre \u00e0 cultiver et de le lui rendre plus tard. La terre n'\u00e9tait pas une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e \u00e0 th\u00e9sauriser\u201d.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Leurs t\u00e9moignages ont raviv\u00e9 mes propres souvenirs. Je me souviens de mon grand-p\u00e8re qui payait une amende pour avoir coup\u00e9 un arbre un jour interdit. Les d\u00e9cisions concernant les cultures, les p\u00e2turages, l'irrigation et l'exploitation des for\u00eats \u00e9taient prises collectivement et d\u00e9mocratiquement. La vie communautaire \u00e9tait fond\u00e9e sur la confiance, l'attention et la r\u00e9ciprocit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Cependant, au fil des ans, les biens communs ont cess\u00e9 d'\u00eatre une source de vie. Ils sont devenus une source de profit. L'accaparement des ressources partag\u00e9es \u00e0 des fins lucratives a permis l'expansion des entreprises et a aliment\u00e9 des crises qui se chevauchent, notamment la pauvret\u00e9, l'ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire, la p\u00e9nurie d'eau, la perte de biodiversit\u00e9 et le changement climatique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Lors d'une visite dans le delta du Saloum, au S\u00e9n\u00e9gal, une femme s'est \u00e9cri\u00e9e : \u201cNotre agriculture, notre p\u00eache et notre chasse sont en d\u00e9clin. L'exploration p\u00e9troli\u00e8re a d\u00e9truit nos moyens de subsistance. Nos filets sont ab\u00eem\u00e9s. Les femmes sont maltrait\u00e9es. Il n'y a pas de routes, pas d'h\u00f4pitaux, pas d'\u00e9coles, pas d'emplois\u201d, tandis qu'une autre femme du Burkina Faso ajoute : \u201cNous avions l'habitude de vivre dans la joie, entour\u00e9s par la nature. Aujourd'hui, notre eau est pollu\u00e9e. Les arbres ont disparu. Notre peuple \u00e9migre. L'\u00c9tat est sourd \u00e0 nos souffrances\u201d.\u201d&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Lorsque les \u00e9cosyst\u00e8mes sont exploit\u00e9s au-del\u00e0 de leurs limites, les communaut\u00e9s sont chass\u00e9es des terres riches en ressources et perdent leurs moyens de survie.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vers une pratique \u00e9cof\u00e9ministe anticapitaliste<\/strong>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">En tant que principales pourvoyeuses de nourriture et de soins au sein des m\u00e9nages et des communaut\u00e9s, les femmes africaines subissent le plus directement les cons\u00e9quences de la d\u00e9possession des terres et de la destruction \u00e9cologique et se trouvent donc en premi\u00e8re ligne pour d\u00e9fendre et r\u00e9cup\u00e9rer les biens communs.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">L\u00e0 o\u00f9 le capitalisme a empi\u00e9t\u00e9 sur les biens communs, les a privatis\u00e9s ou les a d\u00e9truits, et a emp\u00each\u00e9 les communaut\u00e9s, en particulier les femmes, d'acc\u00e9der aux espaces \u00e9conomiques, culturels et politiques, des mouvements ont \u00e9merg\u00e9 pour r\u00e9sister \u00e0 cette violence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Les pratiques \u00e9cof\u00e9ministes telles que&nbsp;<a href=\"https:\/\/journals.ufs.ac.za\/index.php\/jch\/article\/view\/409\/392#:~:text=During%20ilima%2C%20members%20of%20different,\/press\/01%2002%2027ENG.\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ilima et letsema<\/a>&nbsp;en Afrique du Sud rassemblent des voisins pour des activit\u00e9s agricoles et des r\u00e9coltes collectives. Au Kenya,&nbsp;<a href=\"https:\/\/badiliafrica.org\/chama-women-discover-their-collective-power\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Groupes Chama<\/a>&nbsp;permettent aux femmes de mobiliser des ressources, d'investir collectivement et d'acqu\u00e9rir une autonomie \u00e9conomique. Dans les&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.waterdiplomat.org\/story\/2023\/04\/restoring-mangrove-forests-niger-delta\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Delta du Niger<\/a>, Les femmes restaurent les mangroves endommag\u00e9es par les industries extractives tout en reconstruisant les \u00e9conomies de subsistance. Comme l'a expliqu\u00e9 Martha Agbani, militante \u00e9cologiste et directrice fondatrice du Lokiaka Community Development Center, lors de l'assembl\u00e9e des femmes nig\u00e9rianes sur le climat en 2025, \u201cnous avons form\u00e9 des centaines de femmes locales pour restaurer plus de 2,6 millions de plants dans l'Ogoniland, ce qui a permis de r\u00e9tablir des habitats vitaux pour les mollusques\u201d.\u201d&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Les femmes se rassemblent et proposent des alternatives de d\u00e9veloppement, o\u00f9 les moyens de subsistance dignes et l'avenir de leurs communaut\u00e9s et de l'environnement sont une priorit\u00e9. Pour les femmes africaines, la r\u00e9appropriation des biens communs est une pratique quotidienne qui leur permet de reprendre leur r\u00f4le de gardiennes de la nature et d'apporter des solutions ancr\u00e9es dans les valeurs d\u00e9mocratiques et la durabilit\u00e9 \u00e9cologique.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify wp-block-paragraph\">Les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par les femmes \u00e0 travers le continent, du delta du Niger \u00e0 l'Afrique du Sud, t\u00e9moignent du fait que la lutte dans laquelle nous sommes engag\u00e9s est juste et enracin\u00e9e dans les conditions mat\u00e9rielles de ces communaut\u00e9s, qui continuent \u00e0 nous rappeler que les biens communs sont un bien commun pour tous et qu'ils doivent donc \u00eatre d\u00e9fendus contre les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les femmes se rassemblent et proposent des alternatives de d\u00e9veloppement, o\u00f9 les moyens de subsistance dignes et l'avenir de leurs communaut\u00e9s et de l'environnement sont une priorit\u00e9.<\/p>","protected":false},"author":26,"featured_media":60125,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[150,161,153],"tags":[236,64,185,91],"ppma_author":[229],"class_list":["post-60122","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog","category-development-alternatives-2","category-latest-news-media","tag-commons","tag-ecofeminism","tag-featured","tag-land-commons"],"authors":[{"term_id":229,"user_id":26,"is_guest":0,"slug":"magdalene-idiang","display_name":"Magdalene Idiang","avatar_url":{"url":"https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-3.png","url2x":"https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-3.png"},"author_category":"1","first_name":"Magdalene","last_name":"Idiang","user_url":"","job_title":"Junior Programme Officer","description":"Magdalene Idiang est une f\u00e9ministe panafricaine, une activiste et une \u00e9crivaine nig\u00e9riane qui s'est engag\u00e9e \u00e0 faire progresser la justice environnementale, climatique et de genre \u00e0 travers le continent. Avec plus de cinq ans d'exp\u00e9rience \u00e0 l'intersection de la construction de mouvements f\u00e9ministes, de campagnes pour la justice environnementale et climatique, de l'\u00e9ducation populaire et de la lib\u00e9ration des femmes, Magdalene a d\u00e9velopp\u00e9 et renforc\u00e9 des r\u00e9seaux au Nig\u00e9ria, en Afrique et dans le monde.\r\n\r\nElle termine actuellement son Master en Leadership et Gouvernance, o\u00f9 sa recherche acad\u00e9mique explore les dynamiques historiques et contemporaines du capitalisme extractif et son impact sur le r\u00f4le des femmes dans la construction de la paix \u00e0 travers l'Afrique."}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60122","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/26"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=60122"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60122\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":60158,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60122\/revisions\/60158"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/60125"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60122"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=60122"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=60122"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=60122"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}