{"id":59947,"date":"2025-08-25T11:23:32","date_gmt":"2025-08-25T09:23:32","guid":{"rendered":"https:\/\/womin.africa\/?p=59947"},"modified":"2025-08-25T11:23:36","modified_gmt":"2025-08-25T09:23:36","slug":"construire-la-solidarite-et-le-droit-de-dire-non-a-kribi-au-cameroun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/womin.africa\/fr\/building-solidarity-and-the-right-to-say-no-in-kribi-cameroon\/","title":{"rendered":"Construire la solidarit\u00e9 et le droit de dire NON ! \u00e0 Kribi, Cameroun \u00a0"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">Du 4 au 8 ao\u00fbt 2025, des participants du S\u00e9n\u00e9gal, de C\u00f4te d'Ivoire, du S\u00e9n\u00e9gal, du Niger, du Burkina Faso et du Congo Brazzaville se sont r\u00e9unis \u00e0 Kribi, au Cameroun, pour partager leurs exp\u00e9riences et leurs luttes face aux industries extractives qui ont un impact n\u00e9gatif sur la vie et les moyens de subsistance des femmes et des communaut\u00e9s autochtones et locales. Elles ont trouv\u00e9 des r\u00e9sonances malgr\u00e9 leurs contextes diff\u00e9rents et ont discut\u00e9 des moyens de contrer l'extractivisme et de renforcer leur compr\u00e9hension du droit de dire NON. Vous trouverez ci-dessous deux t\u00e9moignages puissants \u00e9crits par les femmes activistes Blanche Simona Ngokoumounga et Ramma Erode Samanou Li Tchilombo du Congo-Brazzaville.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"2560\" height=\"1707\" src=\"https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9834-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-59933\" srcset=\"https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9834-scaled.jpg 2560w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9834-300x200.jpg 300w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9834-768x512.jpg 768w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9834-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9834-2048x1365.jpg 2048w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9834-18x12.jpg 18w\" sizes=\"(max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">(Photo : Participants \u00e0 une visite de terrain, Kribi, Cameroun)\u00a0<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Blanche Simona Ngokoumounga - Nous devons \u00eatre habilit\u00e9s par le droit de dire NON !<\/strong>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les femmes engag\u00e9es dans la lutte contre les politiques et les pratiques n\u00e9fastes de l'industrie extractive du Niger, du Burkina Faso, de la C\u00f4te d'Ivoire, du S\u00e9n\u00e9gal et du Congo-Brazzaville ont apport\u00e9 avec elles des p\u00e9tales d'amour et des bols remplis de courage, d'\u00e9nergie, de dynamisme, de vitalit\u00e9 et de force - des cadeaux qu'elles \u00e9taient d\u00e9termin\u00e9es \u00e0 partager avec leurs s\u0153urs du Cameroun.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les femmes se sont r\u00e9unies pour une visite d'\u00e9change et de solidarit\u00e9 organis\u00e9e conjointement par WoMin et Green Development Advocates (GDA). Le droit de dire NON est un concept vraiment puissant que j'ai suivi avec int\u00e9r\u00eat alors que de vaillantes guerri\u00e8res d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale partageaient leurs histoires.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette r\u00e9union m'a permis de m'immerger dans les diff\u00e9rentes luttes des femmes et des communaut\u00e9s africaines touch\u00e9es par les industries extractives. J'ai rencontr\u00e9 des femmes d\u00e9fenseurs de l'environnement du Niger et j'ai d\u00e9couvert l'\u00e9cof\u00e9minisme des femmes de C\u00f4te d'Ivoire. J'ai \u00e9cout\u00e9 avec admiration les luttes des femmes touch\u00e9es par l'exploitation des mines d'or au Burkina Faso. Les histoires des femmes s\u00e9n\u00e9galaises des \u00eeles du Saloum et la fa\u00e7on dont elles se mobilisent contre l'exploitation p\u00e9troli\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 une v\u00e9ritable source d'inspiration.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et le courage des femmes camerounaises ! Depuis quelques ann\u00e9es, elles sont aux prises avec des entreprises agro-industrielles qui ont pris possession de leurs terres. La visite du village d'Apouh nous a laiss\u00e9s sans voix. Des palmiers \u00e0 huile envahissent le village et ses environs \u00e0 perte de vue, plant\u00e9s par la SOCAPALM (Soci\u00e9t\u00e9 Camerounaise de Palmeraies) au d\u00e9triment des femmes et de la communaut\u00e9 qui sont priv\u00e9es de terres cultivables.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La communaut\u00e9 d'Apouh ne peut plus mener d'activit\u00e9s agricoles pour subvenir \u00e0 ses besoins.  La situation est la m\u00eame dans la localit\u00e9 de Campo, dont les for\u00eats ont \u00e9t\u00e9 ravag\u00e9es et colonis\u00e9es par les palmiers \u00e0 huile de la soci\u00e9t\u00e9 CAMVERT (Cameroun Vert SARL). Une monoculture qui d\u00e9truit la biodiversit\u00e9 et les femmes ne peuvent plus puiser dans les ressources naturelles pour survivre et en vivre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours de cet \u00e9change, j'ai \u00e9galement pris connaissance du combat des femmes de Batchenga qui demandent r\u00e9paration apr\u00e8s la destruction de leur village par le refoulement des eaux d'un barrage hydro\u00e9lectrique. Celles de la for\u00eat de Tahm qui ont perdu le sommeil depuis l'annonce de la construction d'une route qui traversera leurs villages et leur for\u00eat.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutes ces femmes, loin de courber l'\u00e9chine, gardent la t\u00eate haute dans leur douleur en luttant contre les m\u00e9ga-industries et pour leurs droits. Leurs voix demandent r\u00e9paration pour les pr\u00e9judices caus\u00e9s par toutes ces industries. Ce sont des femmes qui ont appris \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 des projets qui, au lieu de leur apporter une vie meilleure, d\u00e9truisent leur cadre de vie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">WoMin et ses partenaires ont soutenu un grand nombre de ces femmes dans leur organisation - en les \u00e9duquant et en leur communiquant des informations sur le droit de dire NON aux projets qui privil\u00e9gient le profit au d\u00e9triment de la population locale. Les femmes ne doivent plus permettre \u00e0 ces industries, aux autorit\u00e9s ou m\u00eame aux hommes qui les entourent de prendre des d\u00e9cisions seules - elles doivent \u00eatre incluses, car elles sont les plus touch\u00e9es par les activit\u00e9s industrielles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les histoires partag\u00e9es par les femmes du Cameroun, du S\u00e9n\u00e9gal, du Niger, de la C\u00f4te d'Ivoire et du Burkina Faso au cours de cette visite d'\u00e9change et de solidarit\u00e9 pr\u00e9sentent toutes des similitudes frappantes. Ce sont aussi les histoires des femmes de mon pays, le Congo-Brazzaville.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La diff\u00e9rence r\u00e9side dans la mani\u00e8re dont nous r\u00e9agissons. Alors que leurs s\u0153urs ont trouv\u00e9 la force d'\u00e9lever la voix, de dire NON et de revendiquer leurs droits, les femmes du Congo restent et commencent \u00e0 peine \u00e0 partager des informations importantes et \u00e0 mobiliser les consciences.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C'est pourquoi nous avons besoin d'une formation sur le droit de dire NON. Nous devons \u00eatre inform\u00e9s et responsabilis\u00e9s sur nos droits !&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"2560\" height=\"1707\" src=\"https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9458-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-59934\" srcset=\"https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9458-scaled.jpg 2560w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9458-300x200.jpg 300w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9458-768x512.jpg 768w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9458-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9458-2048x1365.jpg 2048w, https:\/\/womin.africa\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Lionel-FOKAM-9458-18x12.jpg 18w\" sizes=\"(max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">(Photo : Participants aux sessions quotidiennes de l'\u00e9change \u00e0 Kribi, Cameroun)\u00a0 \u00a0<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ramma Erode Samanou Li Tchilombo - Ensemble, les femmes africaines feront bouger le monde !<\/strong>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Congo-Brazzaville est un pays riche en ressources naturelles dont les activit\u00e9s extractives sont \u00e0 l'origine de plusieurs impacts environnementaux sur les femmes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette visite de solidarit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 une grande opportunit\u00e9 pour moi en tant que juriste-activiste et d\u00e9fenseur des droits de l'homme travaillant avec les communaut\u00e9s vivant pr\u00e8s des exploitations p\u00e9troli\u00e8res et mini\u00e8res dans les d\u00e9partements du Kouilou et de Pointe Noire au Congo-Brazzaville. Cela m'a permis de comprendre en profondeur l'origine de l'extractivisme et ses cons\u00e9quences, ainsi que d'apprendre des luttes actuelles des femmes dans d'autres pays. L'\u00e9change m'a \u00e9galement fourni des outils essentiels pour mieux soutenir et former les femmes de mes communaut\u00e9s sur le droit de dire NON aux projets d'extraction qui ne respectent pas leurs droits humains et d\u00e9truisent leurs villages, leurs for\u00eats sacr\u00e9es, leurs espaces de culture, leurs ruisseaux et leurs cours d'eau, et bien pire encore.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les femmes sont le groupe le plus touch\u00e9 par l'industrie extractive en raison de leur forte pr\u00e9sence dans l'agriculture, de l'utilisation des rivi\u00e8res et des sources d'eau pour l'entretien des m\u00e9nages, l'exploitation agricole et d'autres activit\u00e9s. Il est profond\u00e9ment injuste de voir leur voix marginalis\u00e9e au profit du profit. L'arriv\u00e9e des entreprises extractives dans nos communaut\u00e9s est cens\u00e9e am\u00e9liorer nos conditions de vie pr\u00e9caires, d\u00e9velopper nos localit\u00e9s ou nos villages, et non nous abattre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L'exploitation des ressources naturelles, qui est cens\u00e9e b\u00e9n\u00e9ficier en premier lieu aux communaut\u00e9s touch\u00e9es, ne le fait pas. Au cours de cette visite, voir et entendre comment les femmes d'autres pays se battent chaque jour est une grande source d'inspiration et de motivation pour les communaut\u00e9s et les mouvements de mon pays. T\u00e9moigner de la fa\u00e7on dont les femmes des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale sont les piliers d'un v\u00e9ritable changement dans leurs communaut\u00e9s est riche d'enseignements.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L'extraction juste et \u00e9quitable des ressources dans nos communaut\u00e9s ne peut se faire sans la pr\u00e9sence, la participation et l'implication des femmes. Ce sont elles qui sont au c\u0153ur des activit\u00e9s rurales dans les communaut\u00e9s, aux sources d'eau tous les jours, et elles en subissent durement les cons\u00e9quences lorsque leur vie, leurs terres et leurs moyens de subsistance sont modifi\u00e9s et d\u00e9truits.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons entendu des t\u00e9moignages \u00e9mouvants sur ce que vivent les communaut\u00e9s Apouh face \u00e0 l'exploitation de la plantation d'huile de palme par la soci\u00e9t\u00e9 SOCAPALM. Une communaut\u00e9 qui auparavant pouvait vivre, travailler dans ses champs sans probl\u00e8me est aujourd'hui maltrait\u00e9e \u00e0 cause de la richesse de ses terres et accapar\u00e9e par une entreprise qui exploite comme si elle \u00e9tait dans un d\u00e9sert o\u00f9 il n'y a pas de communaut\u00e9 existante. Face \u00e0 cela, les femmes s'organisent et refusent d'\u00eatre r\u00e9duites au silence ou marginalis\u00e9es jusqu'\u00e0 ce qu'une meilleure fa\u00e7on de d\u00e9velopper leur communaut\u00e9 soit trouv\u00e9e.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je quitte cette visite \u00e9mue, d\u00e9termin\u00e9e et inspir\u00e9e. C'est par la solidarit\u00e9 que nous parviendrons \u00e0 un v\u00e9ritable changement. S'exprimer et lutter sans rel\u00e2che pour que nos droits soient respect\u00e9s et que nos voix soient entendues, s'organiser ensemble pour prot\u00e9ger nos communaut\u00e9s et nos territoires d'une extraction n\u00e9faste est la seule fa\u00e7on d'aller de l'avant. Ensemble, les femmes africaines accompliront de grandes choses et feront bouger le monde.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Auteurs : Blanche Simona Ngokoumounga et Ramma Erode Samanou Li Tchilombo.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 4 au 8 ao\u00fbt 2025, des participants du S\u00e9n\u00e9gal, de C\u00f4te d'Ivoire, du S\u00e9n\u00e9gal, du Niger, du Burkina Faso et du Congo Brazzaville se sont r\u00e9unis \u00e0 Kribi, au Cameroun, pour partager leurs exp\u00e9riences et leurs luttes face aux industries extractives.<\/p>","protected":false},"author":3,"featured_media":59935,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[150,160,186,153],"tags":[],"ppma_author":[210],"class_list":["post-59947","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog","category-right-to-say-no","category-consent-the-right-to-say-no","category-latest-news-media"],"authors":[{"term_id":210,"user_id":3,"is_guest":0,"slug":"womin-auteur","display_name":"WoMin Author","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8947f2a3dc5a9ec425ab429bce87ab1e2762dc0c745fd88eb0a938fd214ea2bb?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","first_name":"WoMin","last_name":"Author","user_url":"","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59947","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=59947"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59947\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":59949,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59947\/revisions\/59949"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/59935"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=59947"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=59947"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=59947"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/womin.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=59947"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}